André Le Nôtre — Dessiner la nature

Depuis le ciel, une pensée apparaît avec évidence.
Les axes, les lignes et les courbes imaginés par le roi des jardiniers
sont aussi singuliers que remarquables.

Partout où il a œuvré, il a laissé son empreinte.
Chaque lieu a été réinventé et composé.
Au XVIIᵉ siècle, André Le Nôtre transforme le paysage.
Avec lui, la terre et l’espace deviennent matière à créer.

Rien n’est laissé au hasard.
Et pourtant, tout semble simple.

Ses jardins sont construits pour guider le regard, ouvrir des perspectives
et installer une respiration entre architecture et nature.
Ils portent la quête de l’harmonie visuelle.
Parterres, allées, bassins et horizons… chaque élément y trouve sa place.
C’est la rigueur au service de la poésie.


C’est cette lecture du travail d’André Le Nôtre
qui traverse la collection Horizon-55 consacrée à son œuvre.

Dans cette collection, chaque création naît d’une même idée :
prendre de la hauteur pour aborder le lieu sous une perspective nouvelle.

Vu à distance, le territoire devient presque abstrait
et la géométrie se fait source d’inspiration.
Puis, en s’approchant, les traits se précisent.
On reconnaît un jardin, un bassin, un cours d’eau…
et enfin le lieu dans son ensemble.

L’abstraction n’efface pas le réel. Elle en propose une autre lecture.


Huit lieux composent la collection André Le Nôtre :

• Le parc de Sceaux
• Le château de Vaux-le-Vicomte
• Le jardin des Tuileries
• Le château de Fontainebleau
• Les jardins de Versailles
• Le château de Chantilly
• Le château de Versailles
• Le château de Chambord

Tous témoignent d’une même vision : relire les coups de crayon du jardinier du Roi,
ces paysages structurés pour être parcourus autant que contemplés.

Le Nôtre avait pressenti que l’espace pouvait être pensé comme une œuvre.
Et qu’en le dessinant, nous apprenons aussi à le voir.

Ces lieux que nous traversons, ou que nous rêvons de traverser,
continuent ainsi de nourrir notre imaginaire.

Et c’est, pour moi, une chose essentielle.

Guillaume
Horizon-55